RESOUDRE NOS PROBLEMES – 1 L’effet miroir

RESOUDRE NOS PROBLEMES – 1 L’effet miroir

Introduction – Résoudre nos problèmes

 

Je commence aujourd’hui une série d’articles qui va concerner les moyens qui nous sont présentés pour résoudre une situation problématique, dépasser un obstacle et en tout cas supprimer ou modifier quelque chose qui ne nous convient pas dans notre vie.

J’ai expérimenté (et c’est encore le cas), différents cas de figures qui sont utilisés pour nous permettre de voir ce qui ne va pas (étape 1 prendre conscience de ce qui est) afin de nous aider à l’accepter (étape 2) puis de nous permettre d’agir (3ème et dernière étape de la mise en œuvre d’un changement). Suivant notre sensibilité et notre attention à ce qui nous arrive, les « symptômes » seront plus ou moins clairs et plus ou moins graves. Car un élément qui nous indispose profondément va forcément se manifester d’une manière ou d ‘une autre dans notre vie. Plus nous tarderons à le prendre en compte, et plus la manifestation sera douloureuse.

D’où l’importance de décrypter ce qui se passe, et de savoir reconnaître les symptômes rapidement. Car c’est cela l’apport d’une démarche personnelle. Il ne s’agit pas de trouver un chemin de pétales de roses où tout serait parfait, mais plutôt de savoir comment trouver la clé qui nous permet de regarder la situation autrement et d’agir.

    

 

L’effet miroir – L’extérieur

 

L’effet miroir est un phénomène très intéressant du point de vue psychologique lorsqu’on prend la peine de se pencher dessus.

Il s’agit d’un moyen parmi d’autres, (problèmes de santé, de logement, de travail, de relations…) pour attirer notre attention sur ce qui ne va pas ou ce qui ne nous convient pas, la nuance est importante. Car il peut tout à fait arriver qu’une situation qui semble « idéale » sur le papier ne nous convienne absolument pas, pour diverses raisons. Il est important de ne pas se focaliser uniquement sur ce qui ne va pas par rapport aux standards de la société, mais bien de prendre en compte notre ressenti personnel intime, car c’est lui qui nous interpelle à travers l’effet miroir.

Regarder l’effet miroir de l’extérieur, c’est regarder ce qui m’arrive à l’extérieur, c’est-à-dire dans ma famille, avec mes amis, dans mon travail, dans la société… De lister ce qui ne me convient pas et ce qui me blesse. Attention, on parle bien ici de ce qui nous atteint directement, pas de ce qui nous heurte dans ce qui se passent pour les autres. Dans l’effet miroir, c’est nous qui sommes face au miroir, et il n’y a pas de place pour les autres.

Souvent, ce regard sur ce que l’extérieur nous renvoie est centré sur ce que l’extérieur fait ou ne fait pas pour nous. C’est en général la faute des autres.

La première chose à prendre en compte dans l’observation de cet effet miroir, c’est que nous sommes acteurs et responsables de tout ce qui nous arrive. Sans exception. Mais je parle bien ici de responsabilité, et pas de culpabilité, c’est une nuance importante. Prendre la responsabilité de nos actes nous permettra aussi de prendre la liberté de changer les choses. On ne peut pas avoir l’un sans l’autre.

 

 

L’effet miroir – L’intérieur

 

Une fois qu’on a accepté notre responsabilité dans les évènements extérieurs qui surviennent dans notre vie, il est temps de regarder l’autre côté du miroir, c’est-à-dire à l’intérieur de nous-mêmes, dans cet espace indivisible où cohabitent notre cerveau gauche (logique, rationnel et organisé) et notre cerveau droit (intuitif, confiant et relié à notre conscience universelle).

Car l’extérieur qui nous agresse ou nous est insupportable est le signe d’un déséquilibre lui aussi insupportable entre ces deux parties de nous. L’une ou l’autre peuvent être trop présentes, et mettre à mal une harmonie et un équilibre idéal auquel nous tendons chaque jour.

L’important est de reporter fidèlement nos émotions et sensations par rapport à l’extérieur et de transposer cette compréhension à l’intérieur.

De regarder ce qui nous fait mal et nous dérange, puis de l’accepter afin de passer à l’étape suivante.

C’est un point sur lequel nous devons être particulièrement vigilants. Si notre regard est faussé, ou notre appréhension de la situation incomplète, tout se qui en découlera le sera aussi. C’est-à-dire qu’au lieu de passer à l’étape suivante en allant au-delà de l’obstacle que nous avons rencontré, nous nous contenterons d’en faire le tour pour revenir à notre point de départ.

Il est nécessaire d’aller au fond des choses. Il nous faudra parfois plusieurs tentatives pour y arriver, car si le problème est profond, il nous faudra creuser doucement, à notre rythme, afin d’accéder peu à peu à la racine du problème. Ce n’est ni de la mauvaise volonté, ni une faiblesse quelconque, et encore moins le signe qu’il n’y a rien à trouver. Simplement, comme pour une maladie physique, il est parfois long et compliqué d’accepter la responsabilité si on a passé des années à maudire l’extérieur.

Accepter notre responsabilité ne se fait ni en un jour ni en une seule fois. Au premier abord, il est très rassurant de se dire que le problème est externe. Car alors je n’ai rien à faire. Ce n’est pas de mon ressort. Je suis victime des évènements ou des gens. Mais à long terme, c’est une attitude « suicidaire ».

Garder cette certitude que tout ce qui nous arrive est extérieur nous condamne à être spectateur de ce qui nous arrive. Et on n’a jamais vu un spectateur changer la fin du film…

Alors lorsque nous sommes fatigués, découragés, épuisés par une situation de laquelle nous n’arrivons pas à nous extraire, c’est parfois à ce moment là que nous trouvons la force de regarder vraiment dans le miroir. Que nous acceptons d’être. Imparfaits sans doute, courageux sûrement, en tout cas espérant encore le meilleur malgré tout. Que nous osons regarder les zones d’ombre. Ce qui nous constitue, entièrement et complètement. Chaque bon côté a son pendant moins reluisant, et il ne tient qu’à nous de changer les choses.

De choisir d’être persévérant sans être obtus, gentil sans être effacé, ou incisif sans être blessant…

           

 

L’effet miroir – Comment l’utiliser

 

C’est un outil formidable dès qu’on choisit de l’utiliser, et même si on commence par de petites choses, celles qui nous semblent acceptables à priori. Car au départ, certains événements nous semblent trop gros et trop « inhumains » pour en porter la responsabilité.

Peu importe. Comme dans toute activité, l’important est de faire un pas après l’autre, et de continuer l’apprentissage, car c’est de cela dont il s’agit. D’une aide pour écouter les messages de notre moi profond, de ce petit être qui a décidé de vivre l’expérience de l’incarnation sur Terre, dans ce pays, cette famille, et à cette époque.

Regarder pourquoi on n’a pas eu à Noël les cadeaux qu’on attendait avant de se pencher sur une enfance maltraitée ou une relation (personnelle ou professionnelle) toxique par exemple.

Chaque élément inconfortable de notre vie nous donne des indications. Des connaissances précieuses pour prendre le chemin le plus rapide et le plus confortable, où à défaut savoir comment dépasser les obstacles qui se présentent, et c’est déjà beaucoup.

 

Yllae Résoudre nos problèmes 1 Effet miroir

 

Crédit photos  : Pixabay, montage Sandrine Besson, Yllaé